Répression policière envers des lycéen-ne-s à Nanterre

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Ce lundi 10 octobre, des élèves du lycée Joliot Curie de Nanterre organisent un blocus pour demander le retour du dispositif d’aide aux devoirs pour les élèves notamment celles et ceux avec le plus de difficultés. Des centaines d’élèves sont rassemblé-es devant l’établissement en présence de forces de l’ordre. L’établissement attendra 15H30 pour faire fermer l’établissement après avoir mis en danger la vie des centaines d’élèves présent-es en les faisant patienter sur le parvis de leur lycée, situé à proximité de la route.

Le lendemain, ce mardi 11 octobre, le blocus du lycée a été reconduit car les élèves n’étaient pas satisfait-es de la réponse de l’établissement la veille. Mais dès leur arrivée au lycée, les forces de l’ordre organisent une fouille des élèves, majoritairement de lycéens, à proximité de l’entrée de l’établissement. S’en suit une escalade des tensions de part la présence policière qui renforce les tensions de plus en plus. Aux alentours de 10H30, la situation dégénère et c’est le début d’une répression policière surdimensionné. En effet, le mouvement lycéen d’origine pacifique se voit être réprimander par les forces de l’ordre.

[…] la police a dû intervenir pour maintenir l’ordre.

Les forces de polices ont fait usage de gaz lacrymogène, de grenades de désencerclement (arme de répression des manifestant-es utilisée uniquement par la France en Europe) et de leur matraque pour “maintenir l’ordre” devant le lycée alors que les tensions n’ont fait que s’aggraver de part leur présence de plus en plus nombreuse aux grilles du lycée.

La violence de cette répression n’est pas tolérable. Nous avons constaté la peur et l’incompréhension de certain-es lycéen-ne-s sur des vidéos de l’évènement.

Suite à ça, 14 élèves ont été interpellé-es puis conduit-es au poste de Police. Là-bas, le cauchemar de cette agression policière n’était pas terminé puisqu’un élève asthmatique n’a pas pu avoir accès à son traitement. Les parents qui eux étaient dans l’incompréhension totale, n’ont pour certain pas été contacté par la police pour les informer de la détention de leur enfant. Un rassemblement a eu lieu le mardi soir devant le commissariat lors de leur remise en liberté

Il est important de souligner qu’il s’agit du même lycée où enseignait le professeur de mathématiques Kai Terada, syndicaliste victime d’une répression anti-syndicale qui a mené à sa suspension et sa mutation.

Le MNL affirme son soutien aux élèves du lycée Joliot Curie de Nanterre face à cette répression policière honteuse et réitère son soutien pour Kai Terada, professeur syndicaliste. Plus largement, nous demandons de mettre un terme aux répressions des mouvements sociaux dans leur ensemble.

Notre communiqué de presse - 12 octobre

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